Le livre

C'est la chronique d’une histoire vécue, entre le témoignage et l’essai, sous forme de chapitres courts et indépendants où alternent des extraits de journal intime, des réflexions inaccoutumées sur l’esprit et le monde judiciaire, des reproductions de courriers très durs aux autorités. Un regard inattendu sans doute.

C'est avant tout un réquisitoire contre la justice.
Le ton est violent, cynique, profond, cruel, baroque, vrai.
On y parle d’animaux. De prédateurs et charognards.
L’ensemble peut être lu dans le désordre, mais constitue un tout.

 

La trame

En novembre 2005, dans un village pyrénéen, une femme est assassinée d’un coup de fusil dans la tête par son époux. Deux jours après, un procureur déclare à la presse qu’il s’agit d’un coup de folie.

« Pour ce genre de fait divers, certains trouveront naturel que la justice prononce un
non-lieu. Pas moi. Pour autant, nous n’avons jamais demandé le lynchage du tueur mais
simplement la reconnaissance de la vérité, et surtout… que l’on cesse d’enfoncer les
victimes.
Trois ans : c’est la durée de notre combat contre la chienlit de la justice française qui a
tout mis en œuvre pour ne pas juger notre assassin, en raison de sa notoriété familiale.
Le verdict est tombé le 04 mars 2009 : coupable et responsable. Pas d’injonction de soins.
Il n’y a pas eu appel.
L’assassin n’ira pas en prison, compte tenu de son âge et de son état de santé, ce que
nous n’avons pas contesté parce qu’il nous reste, à moi et à ma fille, un fond de décence
qui passe encore au-delà de la haine.
Certes, on peut dire qu’il s’en tire bien…
Mais la justice n’est pas faite pour pérenniser la torture. C’est en tout cas comme cela
que je la conçois, pas comme nous l’avons vécue. »